COTE D’IVOIRE/ L’histoire originelle du peuple Gouro

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Le zaouli, une richesse pour le peuple Gouro

Le peuple Gouro a bel et bien son histoire authentique qui ne peut désormais se trahir, ni subir des modifications de complaisance pouvant la rendre probable. C’est la raison pour laquelle ce texte porte à éclairer les origines de ce vaillant peuple et ses liens avec les Bété autrefois.

Depuis l’éclatement du peuple SIAN, fondateur de la Côte d’Ivoire (Loglèdou), les Gouro font partie intégrante des SIAN forestiers (Bété). Pendant des siècles, ils ont vécu ensemble, en une seule famille, dans cette forêt naturelle où ils ont mené une vie communautaire sans remous sociaux. 

Mais, chemin faisant, ces hommes primitifs devaient, à un moment donné, rencontrer des difficultés de cohabitation dans cette forêt vierge. Au cours de leur vie traditionnelle, voici qu’une puissance mystique, émanant d’un arbre naturellement génial que les Français appellent ‘’Iroko’’, les Bété ‘’Djédjé’’ et les Gouro ‘’Gowlè’’ s’emparent de quelques personnes, bénéficiant de la force mystique, se constituent en une communauté minoritaire très puissante et deviennent: ‘’SIAN mystiques’’. Devenus surnaturellement forts, les SIAN mystiques ‘’Zilignoan’’ veulent imposer leur domination à la majorité, réclamant leur part au régalienne au moment du partage de gibiers. Ce qui n’a pas été de leur goût. Les majoritaires s’en prennent alors à eux en les traitant de ‘’bilignoan’’, ce qui veut dire: trompeurs. Voilà où est née l’incompréhension. N’étant donc pas contents de ce traitement qu’ils qualifient d’humiliant, quelques échauffements éclatent et les Sian mystiques menacent de quitter la grande famille des Sian forestiers. Dans cette température chaude, ils engagent des négociations afin de parvenir à un apaisement social, mais en vain. Alors, les sages, du côté majoritaire disent en patois magogé (Bété): (GIou wanamè), ce qui veut dire: (ils ne vont pas dans le trou). D’où le nom (Gour) qui devient: (Gouro) par le système colonial.

C’est avec le nom (Gour) qu’ils se séparent de leurs frères Bété pour la savane du pays où ils bâtissent leur premier village qui est Bouaké actuel. En 1720 (18è siècle), les Baoulés, en provenance d’EL MINA (GHANA), les trouvent dans cette zone et cohabitent ensemble sans obstacle particulier. Au 19è siècle, les Français (colonisateurs), découvrent dans une même zone, deux groupes d’hommes qui vivent des coutumes différentes: (Patriarca et Matriarca). 

Mais, répondant à la question que le colon leur a posée de savoir qui est là le premier? Un Baouli prend la main d’un Gour et dit en son patois (yo ôlè), ce qui veut dire (c’est lui est là) qui devient (Yowlè) par le système colonial, qui n’a pas sens dans la tradition Akan. Il n’y a donc pas de Baoulé Yowlè, mais Gouro Yowlè, l’objet principal de l’expression. Cependant, ce n’est pas parce que les Baoulé ont trouvé les Gouro au Centre du pays au 18è siècle, et que les Français ont trouvé les deux groupes d’hommes (ivoiriens) dans la même zone au 19è/20è siècle, que les Gouro sont considérés premiers locataires de la terre des Sian de 11è siècle et les Ebumea de 15è siècle. Les Gour vivent alors dans la savane du pays. Mais, la situation climatique n’étant pas conforme aux principes de leur nature, les Gour, fuyant les forces naturelles, reviennent dans la forêt où ils bâtissent leur deuxième village qui est Oumé actuel. Donc les deux villes: Bouaké et Oumé sont une main d’ouvre des Gouro et non ceux qui les occupent aujourd’hui.
Source : Rezoivoire.

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