Arsène Roger Gah, maire de Bangolo : Gentleman businessman et agent de développement

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Qui est-il ? Que veut-il ? Pourquoi tant de générosité ? Roger Gah reste pour beaucoup une énigme. Mais toujours est-il que son prestige reste grand. Il s’est ouvert à votre journal préféré sans faux fuyant. Une personnalité sympathique, un parcours qui inspire et un amour contagieux pour Bangolo. Portrait de Roger Arsène Gah, l’enfant de Bangolo.

ll a le charme de ceux qui ont les yeux dormants. Aussi, juché sur son mètre 75, l’élégance naturelle de Gah Roger ne laisse pas indifférent. Il a le port altier et un look de gentlemen  anglais où l’on peut légitimement suspecter une passion précoce pour les beaux vêtements et pour la mode. Tiens ! On se rappelle à l’époque  sa boutade au congolais Djo Ballard : « il s’accoutre, moi je me vêtis ».Ivoire Dimanche, le célèbre hebdomadaire de l’époque avait épuisé son tirage du jour avec ce titre : « l’ivoirien qui apprend à Djo Ballard à s’habiller ». Mais Roger Gah est loin d’un être superficiel malgré ses dehors clinquants. Avec un pragmatisme peu commun et le sens du contact, cet esprit brillant va se hisser dans les sphères étoilées de l’intermédiation et du lobbying financier. « La chance ne fait pas tout dans la vie, il faut avoir des qualités personnelles, un caractère. », confie t-il. Aujourd’hui, conseiller financier de nombreux chefs d’Etat, il est à la tête e nombreuses sociétés comme la Target’s Group à Bruxelles, La Rogam (Roger Gah Management), Advence Africa, G.G Ivoire Invest, etc. Il est par ailleurs vice-président de la chambre panafricaine de commerce à Bruxelles. Originaire de Béoué dans le département de Bangolo, Gah Yemonli Arsène Roger (son nom à l’état civil) a eu pourtant un des parcours des plus atypiques. Né il y a 59 ans à Bangolo, l’enfance du petit Arsène est remplie d’amour que lui donne sa grande mère et son arrière grande mère, qui s’occupent de son éducation jusqu’à l’âge de 6 ans. C’est à cet âge qu’il rejoint sa mère à Bouaké. Outre ces études qui sont d’ailleurs sanctionnées par un Bac au Lycée Technique de Bouaké, le jeune Roger est attiré par le football qu’il pratique très bien en tant qu’avant-centre qui joue des deux pieds. Mais le destin avait un autre plan pour lui. Son oncle Guei Plean (qui fût son directeur d’école), l’un des nombreux visages du destin lui avait interdit d’ailleurs de jouer. Il ne sera pas non plus avocat, un métier qui l’avait vraiment passionné parce qu’il aimait les joutes oratoires. Ce sera le monde des affaires qui va l’accueillir à bras ouvert. Un milieu qu’il ne dédaignera pas non plus. Quelqu’un dont il tait le nom lui permet d’ouvrir une boite de nuit, le Club Liezen, en souvenir de Malko Linge, personnage principal de SAS, un de ses romans préférés. Une boite avec laquelle, il se fait beaucoup d’argent. Puis, il met, évidemment sur pied, une agence de Mannequinat, l’agence Gazelle. Cette agence va peut-être déterminer sa vie parce qu’elle lui donne manifestement le goût d’une carrière professionnelle dans la mode. Il ne réussit pas à caser certes, ses mannequins avec Chris Seydou qu’il rencontre sur Paris, mais il va rencontrer bien plus tard Serge KAUNE du groupe Héraclès qui va lui proposer de travailler dans le vêtement. C’est le début de la grande aventure. Il devient très rapidement un distributeur de Smalto sur l’Europe et en Afrique. Il rencontre de hautes personnalités et de nombreux chefs d’Etats dont il est désormais le conseiller puis l’ami. Son réseau et son carnet d’adresses s’épaississent. L’idée lui vient de les mettre à profit dans l’intermédiation dans tous les milieux surtout dans les finances. Il apprend, il se cultive, il s’informe dans chaque domaine d’activités qui sollicitent son intermédiation. De sorte qu’il capitalise un bagage de connaissances surtout dans le domaine financier et dans le pétrole qui, font de lui un expert financier reconnu aux quatre coins du monde qu’il visite régulièrement. Marié et père de 11 enfants, on pourrait dire de la vie et du parcours de Roger Gah que « tout est accompli ». Mais pour lui, le tableau de sa vie n’a pas la complète clarté qu’il veut. Il est africaniste, ivoirien et surtout profondément Wê. Et dans cette partie du monde, dans sa région subsistent la pauvreté et la misère. Pour lui : « ce que la vie te donne, il faut savoir le rende ». Partager avec les siens ce que Dieu lui a donné devient l’un de ses combats les plus nobles. Alors ses dons abondent. Il soutient ou initie des projets de développement dans le secteur agricole, le financement des femmes et des jeunes pour qu’ils se prennent en charge. « J’ai un rêve pour Bangolo. Je veux redonner un peu de dignité à ma région », dit-il. Une région qu’il aime et dont il n’oubliera jamais la culture partout où le travail le conduira. C’est surement pour toutes ces raisons que la population de Bangolo lui a fait confiance en l’élisant comme maire aux dernières municipales. Demandez au nouveau maire de Bangolo ce qu’il aime manger, il vous répondra avec un grand sourire : « la pâte de gombo frais avec du riz ».

Constant Guei

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